Au cœur de Ratingen, le long de la paisible rivière Anger, se dresse un vestige remarquable du passé industriel européen : la filature de coton Cromford. Fondée en 1783/84 par Johann Gottfried Brügelmann, cette usine représente la première installation industrielle de ce type sur le continent européen.

Dotée de machines, fidèlement reproduites, le musée offre aujourd’hui une expérience muséale unique. Les visiteurs peuvent y découvrir le processus de transformation du coton en fil fini, tel qu’il était réalisé il y a plus de deux siècles. La préservation de ces machines permet de revivre l’histoire de l’industrialisation et de comprendre l’évolution des techniques de production.

Au cours de leur visite, les élèves de CM1-CM2A et B ont eu l’occasion d’explorer ce musée captivant. Après un trajet en tramway suivi d’une courte marche, ils ont été accueillis par une guide qui leur a expliqué le fonctionnement des machines. Ils ont ainsi appris que Yohann Gidtfrief Brüggemann avait érigé cette usine pionnière, où trois quarts des ouvriers étaient des enfants, qui travaillaient 12 heures par jour dans des conditions très difficiles.

Les élèves ont pu observer le processus de fabrication du fil de coton, depuis son état brut jusqu’au fil fini. Ils ont découvert que la machine utilisée pour enrouler les fils autour d’une chaîne était un exemple de l’avancée technologique de l’époque, mais que d’autres machines étaient nécessaires pour réaliser le travail de base. L’imposante roue à eau en bois qui, au 18e siècle, entraînait toutes les machines à filer de l’usine par le biais d’une transmission, fournit aujourd’hui à nouveau l’énergie au « Water Frame », la première machine à filer entièrement mécanique.

La visite s’est terminée par une expérience pratique, où les élèves ont tenté de fabriquer leur propre fil à la main, les plongeant ainsi dans le quotidien des enfants travailleurs de l’époque.

Cette visite à Cromford a été une occasion précieuse pour les élèves de découvrir une partie importante de l’histoire industrielle européenne et de réfléchir à l’impact social de l’industrialisation.